La femme sans-abri réclamait durant 16 ans que l’État lui devait 90 000 euros – elle avait raison.



La femme sans-abri réclamait durant 16 ans que l’État lui devait 90 000 euros – elle avait raison.

« Ils ont toujours dit que j’étais folle. Je n’étais pas folle ». Dit cette femme sans-abri de 80 ans après avoir remporté sa longue, longue bataille.

Elle avait droit à l’argent qu’elle a affirmé que l’Etat lui devait pour son assurance maladie – 100.000 dollars, plus de 90 000 euros.

Dans quelques jours Wanda Witter devrait recevoir son chèque d’environ 90 000 euros. Et elle pourra en recevoir encore plus, lorsque tous les documents seront examinés, écrit leWashington Post.

Pendant des décennies Wanda Witter vivait dans la rue à Washington DC. Elle demandait aux passants quelques pièces qu’elle essayait d’économiser. Elle dormait dans un sac de couchage bleu dans la rue tous les soirs. A côté d’elle, elle tenait un chariot de course avec trois valises, qui était fermées avec un vélo sur le banc d’un parc.

Elle disait qu’elle avait des documents qui prouvent que l’État lui devait plus de 100 000 dollars de contributions auxquelles elle avait droit.

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LINDA DAVIDSON/THE WASHINGTON POST

« Tous ont juste pensé que j’étais folle et on m’a dit de jeter les sacs », dit Wanda Witter au Washington Post.

Auparavant, elle a travaillé comme machiniste et a quatre enfants d’un précédent mariage. Elle a déménagé à Washington DC à la fin des années 1990 après avoir perdu son emploi et s’être convertie au métier d’avocat. Mais elle avait du mal à trouver un emploi et au final, elle était sans emploi et sans argent – c’est pourquoi elle a demandé l’aide sociale.

Mais quand elle a reçu les chèques, elle sentait que quelque chose clochait. Les totaux ne correspondaient pas. Elle a alors commencé à enquêter. Alors que personne ne pouvait lui donner une réponse au bureau de la protection sociale, elle a pris la décision de ne pas accepter les chèques de trésorerie.

Elle a donc continué. Elle a reçu des chèques, mais les a renvoyé comme étant incorrects.

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LINDA DAVIDSON/THE WASHINGTON POST

Quelqu’un aurait pu essayer de l’aider pour résoudre ses problèmes urgents, mais Wanda Witter était trop têtue et trop fière pour demander à sa famille ou à ses enfants de l’aide. Finalement, elle est devenue sans abri.

Elle a essayé une fois, de recevoir de nouveau les chèques. Mais il était trop tard. Elle n’avait pas d’adresse où pourraient être envoyés ces derniers dit-elle au Washington Post.

Alors que les années passaient Wanda Witter a continué sa lutte pour trouver quelqu’un qui l’écouterait. Mais au lieu de l’aide juridique, ils l’ont envoyée voir des psychologues.

« On m’a envoyé voir des psy à la place. Je ne suis pas folle. Je n’étais pas mentalement malade ».

En fin de compte – il y a six mois – elle a rencontré Julie Turner. Cette dernière est travailleuse sociale et aide ceux qui vendent le journal des sans-abri dans la capitale américaine. Elle avait précédemment offert son aide à Wanda Witter, mais avait ensuite été rejetée. Depuis, elles se sont rencontrés et ont commencé à relayer l’information dans les journaux.

Elle avait tous les documents à disposition, bien organisés, dans l’ordre. Elle a toujours eu raison. Il était vrai que l’État lui devait tout cet argent, dit Julie Turner au Washington Post.

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LINDA DAVIDSON/THE WASHINGTON POST

Wanda a également obtenu l’aide d’un avocat, Daniela de la Piedra, qui croit maintenant qu’elle a même une chance d’obtenir plus d’argent. Un premier versement de 99 999 dollars sera effectué dans quelques jours maintenant, mais c’est seulement parce qu’il s’agit de la plus grosse somme d’argent que les services sociaux peuvent payer comme somme forfaitaire.

Une fois que toutes les formalités administratives seront terminées, elle obtiendra plus d’argent.

Les 16 ans de lutte et bataille pour avoir raison sont maintenant terminés- Wanda Witter n’était pas folle, elle avait droit à cet argent.

Elle n’a même pas fêté cela quand elle a reçu en Juin, 1000 dollars pour une première décision qui lui a donné droit aux paiements mensuels, elle n’a pas quitté la rue pour aller dans un hôtel.

Ainsi, lorsque le Washington Post a interviewé Wanda Witter, elle était meurtrie sur son visage. Mais de bonnes choses sont arrivées. Elle a reçu plus d’argent – et a maintenant un appartement.

Elle ne veut pas acheter quelque chose de cher encore, tant que tout l’argent n’est pas arrivé. La première nuit elle dormira donc sur un matelas gonflable, seul investissement réalisé après son premier virement d’argent.

Mais bientôt elle recevra 90 000€.

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