Cette jeune mère se fait sauvagement frapper par son petit-ami. Elle décide de publier les photos pour donner du courage à d’autres victimes de maltraitance.



Cette jeune mère se fait sauvagement frapper par son petit-ami. Elle décide de publier les photos pour donner du courage à d’autres victimes de maltraitance.

 Stephanie Littlewood originaire de Leeds en Angleterre a vécu un véritable cauchemar au sein même de sa propre maison. Une expérience bien trop familière encore pour beaucoup d’hommes et de femmes : Stephanie a connu l’horreur de la violence conjugale. Au mois d’avril de cette année, la jeune mère est si sévèrement battue par son compagnon qu’elle doit être hospitalisée.

« Il a été odieux avec moi toute la soirée et a ensuite voulu avoir des rapports sexuels que j’ai refusés. Il s’est énervé ! » raconte la jeune Anglaise. L’homme frustré la jette alors par terre et commence à la rouer de coups. Elle reçoit plus de 45 coups ce soir-là ! Il la frappe avec le poing sur le visage encore et encore jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

À l’hôpital, les médecins constatent qu’elle a perdu trois dents et que sa mâchoire est cassée. Ses plaies et os cassés ne sont pas prêts de guérir de si tôt, sans parler des blessures psychologiques après ce traumatisme. Stephanie décide de porter plainte. Après plusieurs mois d’attente pour le procès, le verdict tombe enfin cette semaines : son ex-compagnon écope de seize mois de prison. Stephanie souhaite sortir de l’ombre et parler ouvertement de son expérience traumatisante et pour ce faire, elle décide de poster ces photos sur Facebook.

 

“Au début, j’avais peur de parler, j’étais trop stressée. Cette expérience m’a fait perdre toute confiance en moi », déclare Stephanie. « Mais mon entourage n’a pas arrêté de me dire que je ne devais pas me cacher et que je n’avais pas à me sentir coupable. J’ai fini par réaliser qu’ils avaient raison. C’est lui qui devrait avoir honte, pas moi. Je n’ai aucune honte à avoir. C’est la chose la plus importante que j’ai apprise avec toute cette histoire et j’ai envie de le dire à toutes les personnes qui traversent ce que j’ai enduré : garder tout pour soi n’aide pas du tout, il faut absolument trouver le moyen d’en parler. Raconter ce qu’il m’a fait subir m’a énormément aidée et c’est grâce à tout le soutien reçu que j’ai pu avancer. »

En France, une femme sur dix est victime de violence conjugale et une femme décède tous les trois jours sous les coups de son concubin, compagnon, ex-compagnon. Les chiffres sont effrayants d’autant qu’une enquête montre qu’à l’échelle mondiale, une femme sur trois a déjà subi ou sera frappée, violée, ou maltraitée au cours de sa vie. Il est même possible, et d’ailleurs fort probable, que ces statistiques soient en réalité plus élevées à cause des violences non déclarées.

C’est pourquoi un témoignage comme celui de Stephanie est très courageux et important, car non seulement il permet de mettre hors d’état de nuire un bourreau, mais permet également de lever le voile sur les violences conjugales. En s’affichant au grand jour, peut-être que Stephanie encouragera d’autres victimes à sortir de leur silence et demander de l’aide. En accord avec le gouvernement, le réseau d’association La Fédération Nationale Solidarité Femmes a mis en place un numéro d’urgence à contacter : le 39 19. Gardez ce numéro en tête si vous-même ou une personne que vous connaissez est en danger.

Source:Distractify, Huffington Post, American Psychological Association

 




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