Des luwaks exploités et torturés en Asie pour produire un café de luxe



Des luwaks exploités et torturés en Asie pour produire un café de luxe

Qu’est-ce qui rend le café le plus cher du monde si spécial ? Pourquoi ses graines valent-elles entre 200 et 400$ le kg ? Quel est l’ingrédient secret qui permet de vendre une tasse à 100$ dans certains restaurants ? Vous séchez ? 

Réponse : les excréments, eh oui ! Une exploitation en augmentation, qui plonge de pauvres bêtes dans des conditions intolérables, proches de la torture.

Twitter/@JuvianCoffee

Le fameux café kopi luwak n’est autre qu’un ensemble de graines trouvées dans les selles des civettes d’Asie du Sud-Est. Ces dernières années, ce commerce est devenu exécrable, et les défécations n’y sont pour rien.

 Les excréments, gage d’un café aromatique

Twitter/@espressiora

La civette palmiste commune ou luwak est un petit animal vivant en Asie du Sud-Est, à mi-chemin entre la belette et le chat sauvage. Lorsqu’elle digère les baies de café, le noyau fermente dans son appareil digestif, ce qui, d’après les connaisseurs, lui confère un arôme caramélisé particulièrement goûtu. Ou comment faire fortune à partir de bien peu de chose.

Industrialisation : le profit au prix du calvaire animal

Twitter/Greens4Animals

À la base, il suffit de ramasser les excréments dans la nature, les sécher et les torréfier pour en retirer le précieux café.

Néanmoins, attirés par le potentiel lucratif de ce commerce, certains producteurs ont décidé de rentabiliser le processus en mettant les animaux en cage et en les suralimentant. De même que pour les vaches, cochons, moutons et autres animaux exploités, il existe dorénavant des „fermes“ de luwak. Certaines ne servent même que d’attraction pour touristes, prouvant „l’authenticité“ du café hors de prix.

Les animaux sont retirés de leur milieu naturel pour être enfermés dans des conditions atroces. Habitués à courir librement dans la nature indonésienne, ces mammifères passent leur journée incapables de bouger, leur vie dorénavant vouée à une seule chose: se gaver de baies de café et les déféquer. Ils deviennent claustrophobes au point de se ronger les jambes, se battent entre eux, et le stress qu’ils subissent en tue énormément.

Twitter/@1CoffeeStyle

Malheureusement, le succès de cette boisson fait que cette pratique se développe, en Indonésie principalement, mais aussi en Thaïlande, Chine, Philippines et au Vietnam. En utilisant la souffrance animale, des producteurs s’enrichissent au détriment de toute considération morale. 

Dans notre société, la torture que subissent ces animaux faits pour être libres est secondaire par rapport à une expérience gustative et l’argent que l’on peut en retirer. Une réalité scandaleuse que l’on retrouve dans bien d’autres secteurs de l’agro-alimentaire.




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