En 2017, les Français paieront 1000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires



En 2017, les Français paieront 1000 milliards d'euros de prélèvements obligatoires

 Une estimation, réalisée par la commission des finances de l’Assemblée et révélée par Le Parisien, soutient que les contribuables devront payer 1009,6 milliards d’euros de prélèvements obligatoires, l’année prochaine. Pourtant, le taux de prélèvement baisse. Explications.

figarofr: Le montant des impôts collectés a encore augmenté l'année dernière, de 2,9%, à 629,2 milliards d'euros (contre 611,4 milliards en 2014).© François BOUCHON / Le Figaro Le montant des impôts collectés a encore augmenté l’année dernière, de 2,9%, à 629,2 milliards d’euros (contre 611,4 milliards en 2014).

Impôts, taxes, cotisations versés par les entreprises et les ménages… La facture risque d’être lourde en 2017. Au total, les contribuables devront payer 1009,6 milliards d’euros de prélèvements obligatoires, selon une estimation, réalisée par le ministère des finances et figurant dans un rapport par la rappporteure générale PS du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault. Une estimation révélée par Le Parisien, ce jeudi.

Dans le détail, le rapport parlementaire montre que l’ensemble des prélèvements obligatoires -TVA, impôts sur les sociétés, impôts sur le revenu, cotisations sociales, entre autres- restent particulièrement forts. Résultat, la facture fiscale se sera alourdie de 95 milliards d’euros, durant tout le quinquennat de François Hollande. Soit le même montant que sous Nicolas Sarkozy.

Cette estimation vient quelque peu contredire l’affirmation de Michel Sapin, selon laquelle «aujourd’hui, [les impôts] baissent», après avoir augmenté des années «sous la droite comme sous la gauche». Certes, la pression fiscale, rapportée à la richesse produite, diminue. Le taux de prélèvements obligatoires devrait atteindre, en 2017, 44% du Produit Intérieur Brut (PIB). Soit un niveau un peu supérieur à 2012 (43,8%), lorsque François Hollande a été élu. Mais nettement inférieur au pic de 2014 (44,8%).

La reprise économique devrait permettre d’accroître les recettes fiscales

Mais dans les faits, jamais les contribuables français – ménages et entreprises – n’auront payé autant, en espèces. Les prélèvements obligatoires ont représenté 975,3 milliards d’euros, en 2015. Néanmoins, il n’y a pas de contradiction entre ces deux éléments. Le taux de prélèvement obligatoire est rapporté au PIB. Donc, mathématiquement, si le PIB progresse, le ratio peut rester stable, voire même diminuer, tandis que les prélèvements augmentent en euros.

Par ailleurs, lorsque la croissance économique est au rendez-vous, les impôts et les cotisations sociales croissent, sans même que le gouvernement n’est décidé d’aucune mesure fiscale. Si les salaires augmentent, les recettes d’impôt sur le revenu et les cotisations sociales progressent, par exemple. Or bien que timidement, la croissance française est repartie depuis 2015. Et au premier trimestre, elle devrait progresser de 0,4%, comme au deuxième, selon l’Insee.

En résumé, les baisses d’impôt sur le revenu décidées à partir de 2014 et les 41 milliards de diminution de prélèvements pour les entreprises du pacte de responsabilité ont bien un impact, visible dans le recul du taux de prélèvement rapporté au PIB. Mais ces mesures sont venues tardivement dans le quinquennat. Et le gouvernement a également annoncé qu’il écartait une nouvelle baisse d’impôts pour les ménages pour l’année 2017.

 

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