Lorsqu’elle voit son bébé, elle préfèrerait qu’il soit mort. Des années plus tard, elle a honte d’avoir pensé ça.



Lorsqu’elle voit son bébé, elle préfèrerait qu’il soit mort. Des années plus tard, elle a honte d’avoir pensé ça.

 Lorsque Robert Hoge voit le jour en Australie, il y a 44 ans, sa mère peut à peine le regarder. Elle trouve le physique de son fils si disgracieux que pendant une semaine, elle se refuse à le prendre à la maison. Parfois, elle souhaite intérieurement qu’il meure. « Il est tellement laid », confie-t-elle à sa soeur.

YouTube/ TEDx Talks

Son fils a une énorme tumeur sur le nez et d’autres défauts physiques. Mais contre toute attente, les relations entre cette mère et son enfant sont tout sauf inexistantes. Robert est très lié à sa mère, car pour lui, elle est la source d’inspiration qui lui a permis d’avancer sur le droit chemin.

Suite à un conseil familial, la mère de quatre enfants décide de ramener son fils à la maison. Au fil du temps, elle apprend à lui ouvrir son coeur, l’accepter et l’aimer pour ce qu’il est.

Robert Hoge

Au début, elle est un peu déboussolée et a du mal à s’adapter à la situation. Mais ce qui l’inquiète le plus est la réaction des gens face à lui. Et bien entendu la crainte que son physique provoque harcèlement et moquerie à l’école.

À cause de la situation de Robert, la famille est restée extrêmement soudée. Tout le monde est derrière le dernier de la fratrie. Encore petit garçon, il subit une opération très complexe pour retirer sa tumeur au nez. Pour ce faire, les chirurgiens doivent couper la quasi totalité de son nez et le reconstruire par la suite en utilisant du cartilage prélevé sur ses orteils.

Facebook/ Robert Hoge

Malheureusement, l’une de ses jambes déformées n’a pu être sauvée. L’état est si préoccupant que les chirurgiens décident de l’amputer. Robert doit alors porter une prothèse.

Twitter/ ChiTribLife

Robert est conscient des sentiments négatifs que sa mère avait à son égard lorsqu’il était petit, car elle lui avait une fois lu son journal intime à voix haute. Un journal dans lequel elle a écrit, sur conseils des médecins, toutes ses pensées. Il se souvient d’une phrase en particulier : « Je ne ressens absolument rien pour cet enfant ». Au début, Robert ne semble pas comprendre pourquoi sa mère ne l’aimait pas à sa naissance. Parfois cette idée le rend triste et anxieux.

Puis avec le temps, il commence à voir les choses sous un autre angle : « Il y a quelques fois où je me sentais un peu préoccupé et n’arrivais pas à comprendre ma mère, mais un jour, j’ai eu un déclic. C’est comme si tout ceci n’était qu’un film avec des parties tristes mais dont la fin est heureuse », raconte Robert.

Facebook/ Robert Hoge

Cependant, aujourd’hui âgé de 44 ans, Robert déclare ne ressentir que du positif lorsqu’il pense à sa mère et leurs débuts difficiles. Il la décrit comme étant « incroyable, aimante et très attentionnée. »

Robert Hoge

À l’âge de 30 ans, Robert devient l’heureux papa de deux filles. Il est convaincu que son expérience avec sa maman l’aide à être un bon père pour ses filles. Il vit actuellement avec sa femme Katy en Australie.

Twitter/ AustralianStory

Malgré son apparence physique et ses handicaps, Robert a une carrière professionnelle épanouissante. Il a commencé en tant que journaliste, est ensuite entré dans le service public et est aujourd’hui orateur et auteur.

Twitter/ BNElibraries

En 2013, il publie ses mémoires dans un livre intitulé Ugly (laid). Avec cette oeuvre, il espère aider les personnes à s’accepter et s’aimer telles qu’elles sont. De plus, il souhaite montrer à tous qu’il est possible de réaliser ses rêves malgré une apparence qui n’entre pas dans les critères de beauté standards de la société.

Facebook/ Robert Hoge

Robert y est allé étape par étape : il a refusé tout autre opération qui lui aurait permis d’acquérir une apparence plus « normale ». Certaines personnes auraient pu être découragées par un tel destin, pourtant, Robert a décidé de l’utiliser comme motivation pour profiter au maximum de la vie et a réussi sa mission avec brio. Robert est loin d’être « laid ».

Source: littlethings couriermail




Partagez cet article avec vos amis:


Partager

Comments

comments