Tous les jours, cette maman se lève la gorge serrée. Ce qu’elle doit faire pour son enfant est un calvaire.



Tous les jours, cette maman se lève la gorge serrée. Ce qu’elle doit faire pour son enfant est un calvaire.

Clotilde Jenoudet est une lyonnaise de 33 ans, maman de Baptiste, trois ans et demi. Baptiste est trisomique et a besoin d’être aidé par un auxiliaire de vie en classe. Mais à la rentrée, quand il arrive à l’école, personne n’est là pour lui.

Tous les jours, Clotilde essaye d’appeler l’administration pour savoir pourquoi personne n’est là pour aider son fils, alors qu’on lui avait assuré qu’il aurait un auxiliaire de vie à l’école. Elle appelle une fois, deux fois. Puis le lendemain et le surlendemain, elle entreprend démarche sur démarche… Toujours rien. Tous les jours, elle se lève la gorge serrée à l’idée de devoir appeler encore une fois en vain. À l’autre bout du fil, c’est comme si elle parlait à un mur. 

Terrifiée à l’idée que son enfant ne puisse pas suivre les cours comme tout le monde et qu’il se fasse expulser, mais surtout qu’on ne lui donne pas la chance de grandir normalement et de devenir un jour indépendant, elle ne sait plus que faire. Alors dans l’espoir que quelqu’un entende sa voix, elle poste un message bouleversant sur Facebook, dans lequel on devine sa détresse silencieuse. Elle exprime ce sentiment d’être seule et incomprise, que partagent beaucoup de parents d’enfants handicapés.


Voici quelques passages de son post :

“Chaque jour depuis le premier septembre j’ai appelé enseignant référent, inspection académique, envoyé des mails, laissé des messages, patienté pendant des heures. (…) L’aide n’est pas là et aujourd’hui elle n’est toujours pas là. (…)

Je me suis souvent demandée pourquoi les gens écrivaient de longues tirades sur Facebook en racontant les problèmes qui entravaient leur vie. (…) Aujourd’hui je réalise que ce qui nous pousse à faire ça c’est l’énergie du désespoir. (…) »

« Aujourd’hui je me lève tous les matins avec la boule au ventre, la gorge serrée, les mains tremblantes en ayant pour seul planning de continuer à appeler encore et encore sans jamais avoir personne et ça devient insupportable.

Alors, dans un élan de désespoir je me dis que, peut-être, l’empathie des gens soulèvera des montagnes et apaisera nos angoisses, que de faire du bruit sur Facebook changera les choses, ou fera au moins que j’entendrais une voix à l’autre bout du fil.

Le cri du coeur de cette maman a ému toute la toile : plus de 90 000 partages ! Et ça a réellement changé les choses ! Baptiste a maintenant un auxiliaire provisoire deux matinées par semaine. Ce n’est pas encore assez, mais c’est un réel progrès.

Clotilde est folle de joie : “Grâce à cette intégration, mon Baptiste qui ne parlait pas, jouait un peu dans son coin, riait mais en situation de confort, craignait les étrangers, depuis 15 jours a fait des progrès inespérés ! Il rigole à longueur de journée, commence à parler (on a même du mal à l’arrêter :-) ), dit bonjour à tout le monde, il joue même au loup dans la cour ! Il n’a jamais été aussi heureux.”

Alors que Clotilde croyait être seule dans sa détresse, elle s’est rendue compte que des milliers de gens étaient prêts à la soutenir.

“Lors de cette énorme chaine de partage et de soutien créée autour de Baptiste, j’ai pu réaliser que la majorité d’entre nous portait encore cette valeur de l’amour de l’être humain quelque soit sa différence, parce qu’en fait nous sommes tous différents”, explique-t-elle, émue.

Et avec l’aide de milliers d’inconnus, qui n’ont fait que partager l’histoire, un vrai changement a eu lieu dans la réalité. Grâce à des milliers d’inconnus, Baptiste rit de bon coeur et commence à parler.

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